« Une sorte de banque de données avec des dizaines et des dizaines d’histoires de vie… »

Sandie Carissan, psychosociologue et formatrice à l’IFF Europe s’est lancée récemment dans l’enregistrement et la diffusion de podcasts sur internet. L’occasion pour elle de se pencher sur des histoires de vie où l’on peut découvrir toute sorte de parcours et de vocations. Entretien.

« Une sorte banque données avec des dizaines des dizaines d’histoires vie...
Sandie Carissan, formatrice de l’année OPEN, au sein de l’IFF Europe

Que faites-vous à IFF Europe ?

J’y entame ma deuxième année en tant que formatrice au sein du parcours OPEN (Orientation Projet ENgagement) qui permet en une année, pour des jeunes entre 18 et 25 ans, de construire leur projet professionnel tout en apprenant à se connaître. Le but est que ces jeunes puissent identifier leurs atouts, leurs besoins, leurs limites, afin d’appréhender leurs questions d’orientation professionnelle en étant plus solides et surtout de prendre confiance en eux. Tout ça avec un fort esprit de groupe qui leur fait vivre une année incroyable en altérité et en partage. Pour ma part, j’anime des ateliers d’orientation et j’accompagne de façon individuelle des jeunes dans leurs questions d’orientation et plus largement sur le sens qu’ils veulent donner à leur vie. Pour être tout à fait franche, l’accompagnement individuel est la partie que je préfère !

« Une sorte de banque de données avec des dizaines et des dizaines d’histoires de vie où des personnes ont bifurqué, ont osé, se sont plantées, se sont découvertes »

Pourquoi vous êtes-vous lancée dans le podcasting ?

Il y a plusieurs raisons à ça. La première, c’est que je suis passionnée par les histoires de vie : depuis le début de mon adolescence, j’adore lire des autobiographies, aussi bien celle de Joey Starr que celle de sœur Emmanuelle. La seule condition est que la personne se raconte et me fasse entrer dans son univers ! Ensuite, grâce aux nouveaux formats proposés sur le web, je suis devenue une grande consommatrice de podcasts. J’écoute des tas d’histoires, j’en écoute dès mon réveil, les podcasts me suivent dans tous mes trajets ! Par ailleurs, en étant quotidiennement au contact des jeunes à l’IFF Europe, j’ai été marquée par la gravité et l’angoisse que génèrent ces questions d’orientation. J’observe parfois des jeunes abattus qui, avec douleur, amoindrissent leurs désirs pour répondre aux attentes présumées de la société ou de leurs parents. Fort de ce constat et compte-tenu que j’ai toujours eu envie de créer mon « truc » à moi, je souhaite proposer à ces jeunes – et à tous ceux que les questions d’orientation / vocation intéressent – une sorte de banque de données avec des dizaines et des dizaines d’histoires de vie où des personnes ont bifurqué, ont osé, se sont plantées, se sont découvertes. J’ai envie qu’ils puissent se dire avec tous ces témoignages : « Pour moi aussi c’est possible ! », « Je peux créer ma vie ! », « La vie n’est pas un parcours linéaire ! ».

« Les questions d’orientation peuvent être douloureuses mais savoir que beaucoup de personnes vivent des questionnements, des trébuchements, ça fait du bien ! »

Quelles est le rythme de parution de vos podcasts ?

Je publie un épisode un lundi sur deux, c’est un bon rythme qui me permet d’assumer mes responsabilités à l’IFF Europe.

Qu’attendez-vous de ce travail de podcasting à la fois pour vous mais aussi pour votre public ?

J’aimerais transmettre de l’envie, de l’entrain, du courage. J’aimerais que les auditeurs ne se sentent pas seuls à vivre des moments d’inconfort. Oui, les questions d’orientation peuvent être douloureuses mais savoir que beaucoup de personnes vivent des questionnements, des trébuchements, ça fait du bien !

Quelles sont les rencontres à venir programmées ou dont vous pouvez parler ?

Le prochain épisode qui va sortir est un épisode avec Fred Poché, parent d’un ancien étudiant d’OPEN. Il a commencé par faire un BEP mécanique puis est devenu maitre de conférence en philosophie. Ça me tenait à cœur de l’interviewer parce que lui comme moi avons été en classe de BEP au prétexte que nous ne valions pas grand-chose. Et nous nous sommes battus tous les deux pour décrocher notre baccalauréat… J’aurais adoré entendre son témoignage quand j’étais la seule à croire en mes rêves et en ma vocation de psychologue.

Le mot de la fin ?

Je pourrais dire que je m’éclate à faire ce podcast ! J’adore apprendre un nouveau métier ; apprendre à interviewer, apprendre à monter des épisodes, et puis surtout entrer en relation avec des tas de personnes au parcours inspirant. Alors le mot de la fin pourrait être que je m’épanouis ! Et pour finir, j’aimerais aussi dire aux jeunes : « Amusez-vous, soyez créatifs ! ».

Comment trouver les podcasts de Sandie Carissan et la suivre ?