« Rien n’était gagné d’avance. » (édito d’Agnès Teynié, juin 2020)

Rien n’était gagné d’avance. (édito dAgnès Teynié, juin 2020)
Agnès Teynié, directrice de l’IFF Europe

     La fin du mois de juin est une période intense et, à l’IFF Europe, c’est un temps de bilans, de soutenances diverses, de derniers accompagnements. Evidemment, cette année, ce temps est paradoxal, puisque l’essentiel se fait à distance, en visio-conférence (ce qui est très frustrant, et plus encore pour ceux qui ont passé trois ans à l’IFF Europe). Et pourtant, malgré ces conditions particulières et l’année étrange que nous avons vécue, je suis émerveillée par le travail qui a été réalisé. Par exemple, la gestion de la crise au cœur de l’association étudiante Graines en Vie a été extrêmement formative pour de nombreux étudiants, et plus encore pour les chefs de projet, et les membres du bureau. Entre la décision début avril d’annuler tous les projets de solidarité internationale et d’engager une dynamique de recherche de partenariat en France, et la réalisation en juin de 9 projets avec 72 étudiants au service d’associations diverses, le chemin a été tortueux. Trouver des partenaires, traverser les doutes, remobiliser les équipes, adapter les projets et les budgets, refaire tous les dossiers projets à distance… , quel labeur, et quelles sources d’apprentissages ! Car rien n’était gagné d’avance. Ces projets locaux ouvrent des perspectives nouvelles tant ils se sont révélés pour la plupart très pertinents. Les étudiants ont appris à tenir, s’adapter, traverser. Ils ont fait un travail remarquable.

     En parallèle de toute cette vie, ce mois de juin est marqué par le décès d’un homme qui a beaucoup marqué l’IFF Europe (à l’époque le CIRFA) : Leonard Akehurst. Leonard a été formateur pendant cinq ans à Biot puis à Angers. Je vous renvoie sur notre site internet, où vous trouverez plusieurs articles le concernant (une biographie, un mot de notre présidente Nadine Flicoteaux, des témoignages d’anciens étudiants). Une messe sera célébrée le samedi 17 octobre à l’Esvière, nous espérons réunir ceux qui l’ont connu et aimé, sur place, ou en visio.

Agnès Teynié, directrice