« Le CIRFA (ex-IFF Europe) m’a aidé à oser écouter mes envies, à ne pas m’inquiéter tellement d’un plan de carrière. »

Que deviennent-ils ? La parole aux anciens.

« Le CIRFA (exIFF Europe) aidé oser écouter mes envies, pas minquiéter tellement dun plan carrière. »
Emilie Pourbaix

Ancienne étudiante du CIRFA (ancienne dénomination de l’IFF Europe), Emilie Pourbaix est aujourd’hui journaliste. Vingt-cinq ans après son année au sein de notre école, quels sont ses souvenirs ? Qu’en retient-elle ? Interview.

Qu’est-ce qui t’a conduit à poursuivre la formation au CIRFA (ex-IFF Europe) ? Que retiens-tu de cette année ?

J’avais 18 ans et je n’avais pas d’idée de ce que je pourrais faire de ma vie. Comme mon grand frère Thomas avait fait le CIRFA trois ans avant moi, j’ai eu envie de suivre ses traces ! J’ai donc été dans la promo 1994-1995. Cette année m’a fait beaucoup grandir sur le plan humain. Et c’est peut-être la vie communautaire  qui m’a le plus bousculée et fait changer (à l’époque tous les étudiants étaient répartis en colocation, et cela faisait partie de la formation, NDLR). Ce n’était pas facile avec certaines personnes de ma promo dans la vie quotidienne, et j’ai dû beaucoup me remettre en question, parler avec ces personnes, approfondir les liens pour dépasser les difficultés. Avec le recul, je peux dire que tout cela m’a enrichie humainement. Et spirituellement également, cette année a aussi été riche car, pour la première fois, j’ai prié avec d’autres et participé à une retraite dans un foyer de Charité. Enfin, professionnellement, le CIRFA m’a aidée à oser écouter mes envies, à ne pas m’inquiéter tellement d’un plan de carrière. Je me suis dit pendant cette année que si je faisais ce que j’aimais vraiment, je retomberais forcément sur mes pieds professionnellement. Je me suis fait confiance. Et en sortant je me suis lancée dans des études d’histoire, sans vouloir devenir prof mais par passion.

Quel est ton meilleur souvenir de ton passage au CIRFA ?

Je garde un excellent souvenir des discussions très profondes avec certaines personnes de ma promo, le soir avec une tisane ! Nous partagions une quête de sens que je ne trouvais pas chez les personnes que je connaissais en dehors du CIRFA. Cela m’a permis de me sentir moins seule, pour la première fois, de pouvoir vivre ouvertement ces questions que je portais auparavant dans une grande solitude. Cela a été très libérateur.

« Il faut suivre ses intuitions profondes, écouter ses rêves cachés, revenir à la source de l’enfance… »

Aujourd’hui, que fais-tu ?

Je suis journaliste. Je travaille pour un très vieux magazine chrétien – France catholique – qui est en train d’être relancé depuis deux ans par une équipe rajeunie et dynamique. Je suis très heureuse de cette nouvelle mission. Il y a plein de manière de faire du journalisme et, personnellement, les sujets qui me passionnent sont en lien avec la quête de sens qui m’habite toujours aussi profondément, que j’étais venue creuser au CIRFA, et que je porte depuis toujours. Je choisis donc des sujets qui poussent à réfléchir sur les profondeurs de la vie, sur le plan humain et spirituel. C’est cela qui m’anime. Je suis devenue journaliste immédiatement après mes études d’histoire: j’ai fait une maîtrise d’histoire, puis j’ai commencé par un stage en radio puis j’ai été embauchée, et après cela s’est fait comme ça, petit à petit, d’un job à un autre, au fil des rencontres et des opportunités. Je n’ai pas de plan de carrière. Ce qui compte pour moi, c’est de sentir que je peux donner quelque chose qui va nourrir les lecteurs, humainement et spirituellement. C’est une grande ambition et je me sens petite pour l’accomplir, mais c’est ce que j’essaie de faire!

Quels conseils pourrais-tu donner aux actuels étudiants de l’IFF Europe pour trouver leur voie, prendre leur envol, devenir des acteurs du monde à venir ?

Je ne sais pas trop donner de conseils parce que je suis toujours une étudiante de la Vie…! Je crois cependant qu’il faut suivre ses intuitions profondes, écouter ses rêves cachés, revenir à la source de l’enfance dans laquelle il y a des pépites: rester fidèle à son enfant intérieur, aux rêves qu’il portait, à nos talents en germe depuis toujours : c’est le meilleur moyen de ne pas se tromper, il me semble. Et puis, pour ceux qui ont la foi, se laisser guider par Dieu qui a besoin de nos talents pour faire grandir son Royaume… Nous sommes responsables de ce que nous faisons de nos talents.