« Je crois que c’est un assemblement de petits bonheurs qui me permettent de tenir. »

Confinés chez eux, nos étudiants poursuivent leur formation, à distance. Ont-ils le moral ? Sophie, étudiante de Tremplin, a accepté de raconter comment elle vit cette période. Témoignage.

« Je crois que c’est assemblement petits bonheurs qui permettent tenir. »
Sophie, confinée, profite du jardin de ses parents.

J’ai la chance d’être confinée chez mes parents qui vivent dans la campagne berrichonne (près de Châteauroux, dans l’Indre, pas très loin de la Creuse). Je peux donc profiter du soleil avec une grande liberté et il me suffit de me promener dans le jardin pour me changer les idées.

Pour suivre la formation Tremplin, nous recevons de nos formatrices, Sarah et Aurélia, les consignes de travail par e-mails. Nous avons également des appels fréquents, soit de nos accompagnatrices, soit tous ensemble, pour maintenir nos liens et savoir comment les autres se portent. C’est très motivant et plaisant de revoir les visages de ceux qu’on avait l’habitude de voir quotidiennement, à l’IFF Europe, avant le confinement. Chacun est écouté et on peut tous se donner des conseils.

Pour réussir à travailler, ranger mes affaires, me maintenir en forme, etc., j’ai choisi d’écouter mes envies. Je me suis rendue compte que je n’étais pas productive lorsque je faisais quelque chose sans le vouloir vraiment. Alors, je choisis de travailler le matin pour profiter de l’après-midi. Je garde le plaisir de prendre petit-déjeuner et douche calmement afin de bien entamer la journée. En écrivant « plaisir » je m’aperçois à quel point c’est ça qui m’importe. Voir le côté positif des choses et tout prendre comme un petit plaisir : le soleil qui se lève, les repas en famille, les e-mails d’Aurélia, la découverte de nos leçons…

Envisager avec optimisme d’atteindre ces objectifs du quotidien me permet de garder le moral. Et puis je m’efforce de voir ce qu’il y a de positif dans cette période bien particulière. Plutôt que de voir tout ce que je ne peux pas faire, je me réjouis de ce qui m’est permis de faire. Je pense que nous avons la chance de vivre un confinement avec des technologies à la portée du plus grand nombre. Les appels de mes amis, de ma famille, les petits messages de chacun, les photos sur les réseaux sociaux de ceux qui nous manquent, etc., tout cela contribue aussi à rester positif !

Je ne participe pas aux « 10 minutes du peuple » (à cause peut-être du manque de voisins), mais je crois qu’écouter de la musique, danser et rire avec ceux qui nous entourent est primordial. Même seule, j’aime écouter de la musique à fond (au grand regret de mon père…) et me défouler dessus.

Oui, je crois que c’est un assemblement de petits bonheurs qui me permettent de tenir. L’espoir de revoir bientôt mes amis et que tout ça soit finit doit aussi compter…

Sophie Jürging