« Il avait une façon de montrer un véritable et profond intérêt pour ses élèves si bien que chacun se sentait unique. »

Leonard Akehurst, qui accompagné de très nombreux jeunes du Cirfa (ex-IFF Europe), est décédé le 14 juin dernier. Son fils Mark nous a envoyé une petite biographie de son père. Petit récit d’une vie de foi toute tournée vers les jeunes.

« Il avait une façon montrer véritable profond intérêt pour ses élèves bien que chacun sentait unique. »
Leonard Akehurst

Leonard est né le 13 avril 1936 et a grandi à Tottenham, un quartier ouvrier du nord de Londres. Sa mère est morte à sa naissance et cela a eu, sans surprise, un grand impact sur lui tout au long de sa vie. Son père, qui était un lecteur passionné, aspirait à ce que ses enfants se développent, notamment par l’éducation, au-delà de ce que l’on attend normalement des enfants qui grandissent à Tottenham, non pas pour des raisons matérielles mais pour leur propre enrichissement personnel. 

Plus tard, Léonard se convertit au catholicisme et commence une formation de prêtre jésuite, manifestant ainsi la force de sa conversion et son désir de se jeter de tout cœur, avec enthousiasme et radicalement, dans sa nouvelle foi. Mais le sacerdoce ne lui convient pas et après cinq ans, il quitte les Jésuites. 

Peu de temps après, il rencontre ma mère dans l’usine de meubles où ils travaillaient tous les deux et commence à étudier le soir pour obtenir un diplôme d’anglais à l’université de Londres. Quelques années plus tard, devenu père trois enfants, il obtient un diplôme en littérature anglaise. Il commence alors à enseigner dans une école pour garçons à Hackney, un quartier ouvrier de l’est de Londres. Très vite, son talent pour l’éducation, combiné à sa compassion et à son sens du « bien », l’amène à développer sa propre approche de l’éducation qu’il pratiquera et développera tout au long de sa vie. Il avait une façon de montrer un véritable et profond intérêt pour ses élèves si bien que chacun se sentait unique. Il utilisait la littérature anglaise non pas principalement pour remplir leur cerveau de connaissances, mais pour les aider à trouver en eux quelque chose qui les inspirait et à développer le sens de leur propre valeur. 

Toute cette période de sa vie est résumée dans les messages laissés sur Facebook après sa mort par certains de ses anciens élèves qui se souviennent encore de lui jusqu’à ses 70 ans (ou plus), tant l’impact de mon père sur leur vie a été important. Il était resté en contact avec un certain nombre d’entre eux jusqu’à sa mort et le sentiment dominant est celui d’une simple amitié combinée à une profonde reconnaissance de la valeur que « Len » leur avait donnée. Pendant cette période, il s’est aussi profondément impliqué dans l’Eglise du diocèse de Brentwood, en lançant et en dirigeant des groupes de prière.

En 1987, à l’âge de 51 ans, mon père a décidé de prendre une retraite anticipée pour se consacrer à 100% à l’Eglise via Fondacio. Il avait brièvement essayé de continuer à travailler en même temps qu’il s’impliquait davantage dans Fondacio, mais malgré sa détermination, la tension était trop forte. Il est resté impliqué à plein temps dans Fondacio pendant de nombreuses années, d’abord en créant et en dirigeant Fondacio au Royaume-Uni, puis en travaillant dans ce qui était le CIRFA et est devenu IFF Europe. Il quitte Fondacio et la France en 1995 pour aller vivre au Brésil, au pays de Rose, qu’il vient d’épouser. 

Lui et Rose ont vécu dans plusieurs endroits au Brésil, pour finalement s’installer à Curitiba, où la famille de Rose a vécu. Mon père est resté actif dans l’Église de différentes manières jusqu’à ne plus pouvoir à cause de sa maladie. Sa santé s’est soudainement détériorée suite à une crise d’épilepsie juste après son 83e anniversaire, lorsque le retour de son cancer a été diagnostiqué presque simultanément. Les souffrances qu’il a endurées depuis lors ont été terribles et la distance avec sa famille et avec la plupart de ses amis en ont fait un fardeau encore plus lourd à porter. Malgré cela, il a maintenu une paix intérieure solide comme le roc, s’est battu avec détermination et a conservé sa sagesse, sa personnalité chaleureuse et son humour jusqu’à la fin.

Mark